|
Nichée au cœur du Pays d’Albret dans le Lot-et-Garonne,
Vianne la Jolie est une bastide du XIII ème siècle.
Placé sous les couleurs Gueules et Or de son blason, ce riant
village pourrait vous surprendre par les nombreuses énigmes
qui l’entourent. |
 |
En effet, sur les murs de son église,
une louve gravée n’a pas livré son secret. Si
le souterrain reliant le château de Montgaillard à
l’église de Vianne existe bien, en serait-elle la gardienne
? |
| Peut-être, nul n’a trouvé
la réponse et dans ce cas, puisqu’il est question dans
les documents de l’époque d’une seconde louve sculptée
qui n’a jamais été trouvée, celle-ci permettrait-elle
de situer, enfin, ce couloir caché qui relierait secrètement
les deux communes ? |
|
 |
Sinon, pourquoi l’église
aurait-elle été intégrée, fait assez peu
répandu dans l’histoire des bastides, dans l’enceinte
de la cité, peut-être pour permettre aux habitants en
danger, lors d’attaques, de fuir en cachette et se mettre, grâce
à lui, à l’abri au château voisin ? Ou bien
permettait-il aux soldats postés au château, puisque
c’était une garnison, de venir prêter main forte
discrètement aux habitants ? |
| Nul ne le sait, mais la présence
de cette gravure ouvre la porte à bien des questions et ce
souterrain mentionné dans de nombreux ouvrages n’a toujours
pas été découvert. L’existence de nombreuses
Commanderies dans la région atteste bien, aussi, de la présence
des Templiers. Quel rôle ont-ils joué, ces Chevaliers
de l’Ordre puisqu’on leur attribue de nombreuses marques
lapidaires sur les murs de l’église avec les signes des
tâcherons et comme ils étaient co-propriétaires
du château de Montgaillard, ils devaient, bien sûr, avoir
des intérêts communs avec les seigneurs des lieux. |

|
|
De plus, à l’époque
des rapières, aux « Arrougets », tout près
de Vianne, le 3 juillet 1562, eut lieu une sanglante bataille qui
opposa Blaise de Montluc surnommé fort justement le «
Boucher des Catholiques » au Capitaine Doazan, qui, à
la tête d’une armée de Huguenots forte de près
de 500 hommes, venait de Nérac pour arrêter les Catholiques.
La bataille fut terrible, puisque le Juge de Vianne dut faire enterrer
plus de 300 corps et vit la victoire des Catholiques. |
LA GARBURE AU SECOURS DE VIANNE
La garbure a longtemps été l'aliment quotidien des paysans gascons depuis le moyen âge. Elle variait d'une maison à l'autre et suivant le rythme des saisons, avec les ressources du potager et du saloir. Le principe de sa recette consiste à faire cuire longuement un assortiment de légumes et de viandes en général confites.
La garbure c’est d’abord une soupe, aliment qui « a civilisé l’homme en le sortant de la barbarie infantilisante de la viande chassée et du lait du troupeau ». Mais au-delà de la soupe, c’est aussi un plat complet, ancestral et multiforme.
Ce plat typiquement gascon est avant tout un plat de pauvres, essentiellement rural. La garbure a gagné en sophistication en s’enrichissant de viandes grasses diverses. La garbure de tout die, c’est-à-dire quotidienne, ne réclamait qu’un morceau de lard ou de gras de jambon.
HISTORIQUE
"Avant Vianne existait déjà Villelongue, cité médiévale dont nous savons peu de choses si ce n'est qu'elle était située sur les terres de Montgaillard.
En ce début du XIII ème siècle les Templiers sont les co-seigneurs de ce château, ils possèdent également sur le territoire de Villelongue un domaine appelé « La Grange » dont on reconnaît encore quelques pierres ; ils marquent leur territoire de quelques signes mystérieux gravés sur la porte romane et sur le mur externe de l'église. Des signes de souterrains, un trésor à découvrir peut être ?
En 1272, Vianne de Gontaud-Biron, héritière du château de Montgaillard et de ses terres, fait don à son neveu Jourdain de l’Isle du territoire sur lequel sera construite en 1284 la bastide qui portera son nom.
Des murailles furent élevées pour protéger cette nouvelle cité qui est placée sous domination anglaise, selon un acte de paréage signé avec le roi d'Angleterre.
Elle était remarquablement organisée, chaque maison ayant derrière elle son arpent de terre qui courrait jusqu'aux murailles pour que chacun puisse y cultiver autant qu'élever quelques animaux de basse-cour, on y trouvait certainement déjà quelques CANARDS.
La culture du CHOU, ingrédient de base pour notre garbure ne demande pas autre chose qu'un sol bien fumé : la nature est là pour pourvoir à ces choses !
Encore faut-il qu'il soit bien arrosé pendant la période de canicule. Pas de problème la rivière Baïse coule juste à coté, et il suffit de creuser le sol de quelques mètres lorsque l'on est à l'intérieur des murs pour qu'un puits soit ouvert.
En 1295, Vianne est assiégée par les anglais.
En 1326 ce sont les français qui attaquent Vianne, mais sans succès cette fois ci.
1337, Vianne est reprise par les français : c'est alors le début de la guerre de cent ans pendant laquelle la cité ne cessera de changer de mains.
En 1340 Vianne est reprise par les anglais, et il en sera ainsi jusqu'en 1453, date reconnue pour être celle de la fin de la guerre de cent ans, avec la bataille de Castillon.
Comment croyez vous que pouvaient survivre les habitants de Vianne retranchés dans leur cité pendant chaque période de siège ?
Ils mangeaient de la GARBURE : tous les ingrédients étaient à portée de main « intra muros » alors qu’ils n'avaient plus le choix d'aller aux champs pour cultiver leurs céréales ou faire paître leurs troupeaux.
|
Le site de l'association des Artisans et Commerçants de Vianne
|
 |